Gichin Funakoshi, considéré comme le père du Karaté moderne, est né à Shuri, sur l’Île d’Okinawa, en 1869. Fils de Tominakoshi Gisu, il s’initie aux arts martiaux pendant que ceux-ci sont toujours interdits par le gouvernement. La pratique se fait secrètement, la nuit
Au début de la vingtaine, il déménage à Naha afin de pratiquer sa profession d’instituteur. À cette époque, il fait la connaissance des deux senseis qui ont le plus marqué son apprentissage du karaté, Maître Azato et Maître Itosu.
Le début du 20e siècle marque la première démonstration officielle de l’Okinawa-te (karaté) au Japon. Plusieurs démonstrations de différents maîtres s’en suivirent. Le karaté est rapidement devenu populaire et fut enseigné dans les écoles élémentaires. À ce moment-là, Funakoshi cru bon de changer son nom de famille Tominakoshi pour Funakoshi. Le mot Funa voulant dire : qui traverse l’océan en bateau.
Voyant le grand succès de son enseignement, il déménage à Tokyo et crée son propre style, l’Okinawa-te, qu’il changera plus tard pour le Shotokan. En 1924, Funakoshi ouvre son premier dojo, pour en établir quatre autres trois ans plus tard. Plusieurs grands maîtres sont sortis de ses dojos dont Nakayama, Nishiyama, Kanazawa et Nagamine. Ses étudiants nommèrent son dojo « Shotokan » (maison de shoto). Shoto étant le nom de plume utilisé par Funakoshi pour signer ses poèmes. Devenu responsable de l’enseignement du karaté au niveau universitaire, il ne retourna jamais vivre à Okinawa.
Il est mort le 26 avril 1957.
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