Ten No Kata & Ten No Kata Omote (Ura)
Origine du ten-no-kata
Ten-no-kata se traduit par « kata de l’univers » en français.
Dans le livre Karatedo Kyohan, Gishin Funakoshi raconte l’avoir mis sur pied dans les années 1940.
On peut supposer que le ten-no-kata fut créé afin de faciliter la transition vers le kumite, popularisé
par son fils Yoshitaka Funakoshi. Initialement, le karaté ne comprenait que des katas. Ce n’est que
plus tard que le kumite fut accepté et popularisé.
Le ten-no-kata comporte deux parties complémentaires :
Ten-no-kata-omote : Mouvements exercés seul qui alternent des techniques de uke (défense) à
tori (attaque) et qui visent la recherche du pouvoir et de précision à chacun des mouvements.
Ten-no-kata-ura : Les mêmes mouvements sont exécutés avec l’aide d’un partenaire, l’un étant
tori et l’autre uke. La distance entre les deux adversaires (ma-ai) ainsi que le contrôle des
coups (sun-dome) ajoutent au niveau de difficulté.
*Ma-ai : (Jap.) Budo. Espace-temps séparant (Ma) deux combattants lors d’une pause dans l’affrontement avec maintien du contact
virtuel et recherche d’harmonie (AI) entre eux. La notion dépasse largement celle de la seule distance, idéale (suffisante pour rester
à la fois à l’abri d’une attaque rapide et à proximité pour prendre une initiative décisive. Encyclopédie des arts martiaux.
*Sun-dome : (Jap.) Karaté. Contrôle d’un coup, vigoureusement stoppé, avec sensation de kime à faible distance (sun = courte
distance / dome = stopper) du point d’impact visé. Encyclopédie des arts martiaux
Kata Shotokan
Heian
Il y a cinq katas Heian. Ceux-ci comprennent certaines techniques de base nécessaire au
débutant. Ces cinq katas mit sur pied par Itosu Anko, au début des années 1900, avaient
pour but de faciliter l’apprentissage des techniques de base en milieu scolaire.
Originalement appelé Pinan (esprit pacifique), dans le style chinois (Shorin-Ryu, Wado_Ryu,
Shito-Ryu) Gichin Funakoshi cru bon de changer le nom a Heian (Paix et tranquillité). Suivant
la première guerre mondiale, il était beaucoup plus facile de faire accepter ces katas
sous un nom Japonais vu les grandes différences politiques et morales entre la Chine et
le Japon à cette époque.
Les mouvements retrouvés dans ces katas étaient extrait d’anciens katas Okinanawaîens tels
que Kushanku et Passai ainsi que du kata Chinois Chanan. La pratique de ceux-ci devait
permettre aux étudiants d’éduquer le corps autant que l’esprit ainsi que d’améliorer
leur respiration et leur rythme pendant l’effort.
Chaque kata sont d’une duré d’environ 40 à 60 secondes et contiennent une trentaine de
mouvements. Ils sont démontrés dans un ordre de difficulté croissant.
- Heian Shodan (Pinan-nidan)
- Heian Nidan (Pinan-Shodan)
- Heian Sandan (Pinan-sandan)
- Heian Yodan (Pinan-yodan)
- Heian Godan (Pinan-godan)
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